Open your eyes, close your ears.

Open your eyes, close your ears.
Les braises ressurgissent, revigorées, exaltées.
Maîtresse de la passion véhémente, me voici.

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Je me nourrissais de ton souffle. Je me délectais de ta saveur boisée qui dévalait sur ta peau. Je m'étais proclamée reine sur ton corps. Tu étais mien. Et pourtant... Tu n'avais pas le droit d'éblouir mes sens. Tu n'avais pas le droit de te munir d'une pelle et de déterrer des frissons passionnels. Ils étaient bien enfouis avant que tes phalanges les agressent de volupté. Et tu me caressais des yeux inlassablement. J'étais bien. Je me sentais aimée de tout ton être. Je me sentais désirée de tes lèvres. Je me sentais femme dans tes bras. Je m'envolais, comme une danseuse, sur ton torse étoilé de convulsions amoureuses. Nos lèvres valsaient dans le carillon de l'allégresse. Tes iris d'un noir essence embrassaient les miennes, je m'y perdais, je m'y noyais mon amour. Je coulais dans ce pétrole ténébreux. Tu m'enterrais à chacun de tes effleurements. À chacune de tes tirades rosées, je chavirais par dessus bord. Je tanguais, saoulée par ta bouche gourmande et avide de mon âme ébouillantée. Je perdais le Nord amour. Entendais-tu mon c½ur qui hurlait des psaumes pour ta présence éternelle ?

Je fais ma prière tous les soirs. Je prie Dieu de la vendetta, de la revanche. Tout ce que tu veux pour te crever tes beaux yeux. Aveugle, tu dégusteras mieux la récréation de l'affliction. Je le jure sur mon nom. J'aurais dû le faire des siècles auparavant; avant que tu ne m'emprisonnes dans ma naïveté. J'aurais dû me méfier de ta bouche qui susurrait des baisers de Judas. Autrefois, j'aurais agressé ma peau de porcelaine et laissé couler le rouge de la vengeance. C'est fini. Plus maintenant. J'ose lever mon regard de glace et te transformer en un iceberg d'hiver. Je te crache à la gueule amour. Je te crache ma bile qui stagnait dans mon estomac. Je te crache ma haine amour. Tu sais cette haine qui étrangle et qui atrophie nos membres... comme ton couteau qui remuait dans mon faible c½ur. Il ne fonctionne plus. Il n'allaite plus mon sang. Il marche sur des béquilles pour ne pas sombrer dans le gouffre que tu as percé dans ma poitrine. Maintenant depuis quelques jours, il vend son corps sur le trottoir des putes. Il se prostitue mon beau c½ur à cause de toi. Comme un diction dit : je suis née pour mieux faner.

# Posté le mercredi 09 septembre 2009 03:45

Modifié le mercredi 09 septembre 2009 04:18